20091029

la discothèque perpétuellement idéale 6/∞

the Professionals
I Didn't See It Coming (1981)

après les sex pistols, johnny hallyday euh rotten est parti fonder public image limited (on en reparlera un de ces quatre-quarts autour d'une canette de thé), sid vicious est parti s'enterrer dans ses glaviots de jeune retraité de la vie et steve jones (cf neurotic outsiders) et paul cook sont passés professionnels dans l'art de composer des bonnes chansons de rock' n roll un peu cradingue.

ceci est leurs deuxième disque, mais le premier a être sorti. pourquoi ? j'en sais rien, peut-être que les deux disques étaient en prisons et le deuxième a purgé une moins grande peine que le premier.
on retrouve pas mals de trucs des sex pistols (notamment les descentes de manche pour amorcer les refrains) et même si ça déboule moins "dans ta face" contrairement à l'image de la pochette (très jolie au demeurant, les mecs de pantera devaient être fans cf "vulgar display of power" et y a un autre groupe qui a utilisé un visuel similaire mais j'me souviens plus qui), ça ressemble quand même à ce qui aurait pu être la suite de "never mind the bollocks".

ghost track n°1: j'me souviens du deuxième groupe, c'est black flag avec "damaged" mais en fait c'est pas dans ta face mais dans la glace.
tips micro kids: la réédition de 2001 comprends tous les titres du premier album plus deux reprises "white light / white heat" du velvet underground et "baby i don't care" immortalisé par elvis
ghost track n°2: l'album sur deezer
ghost track n°3: le très beau clip de "just another dream" tourné par julien temple à qui l'on doit les non moins somptueux "hot rockin'" de judas priest et "absolute beginners" de david bowie.

20091020

la discothèque perpétuellement idéale 5/∞

Revolver
Music for a While (2009)
trois garçons dans le vent français qui se réclament autant de leurs homologues anglais (revolver, c'est pas pour des balles à blanc) que de purcell (cékilui ? ah musique baroque, connais pas, dans la même famille je connais juste jeanne, la purcelle).
musique pop avec des violoncelles (c'est des violons qui font caca parait-il) chants, contre-chants mais pas de hors-champ, tout est cadré/orchestré au millimètre, durée moyenne des titres 3mn (de la pop, c'est pas du prog).
à écouter en dévorant des brochettes de jelly lors d'un safari coléoptère à dos de double bus londonien.

ça vous vas comme ça monsieur montagné ?

ghost track: l'album sur deezer

20091016

c'est monsieur cadeau qui régale

joann jett au jacky show c'est dingue ! j'avais zappé monsieur cadeau (mais pas le balladeur yoko) plus un titre qui ne dépareillerait pas dans la discothèque perpétuellement idéale.


la discothèque perpétuellement idéale 4/∞

Neurotic Outsiders
S/T (1996)
suite aux nombreuses plaintes que j'ai reçues à cause de ma loghorrée dithyralambiquée sur le précédent disque (principalement de gilbert montagné, fan de la première seconde, qui s'est coupé les doigts en dévorant à toute allure la version braille aye aye), je vais m'efforcer de raccourcirconcir tout sha (bbat).

ce grand petit disque, malheureusement méconnu à tort, c'est une version sex pistolisée des guns n' roses ou l'inverse. en fait c'est un supergroupe composé de deux ex guns (matt sorum et duff mckagan (qui a dit mac gargan ?) respectivement batteur et bassiste mais en l'occurence, guitaroman), un ex sex pistols (steve jones, guitare) et un ex duran duran ben ouais (john taylor, bassiste) (et aussi parfois en live billy idol et c'est trop la shame qu'il ne soit pas sur le disque).
chacun apporte sa petite tambouille et la chante chacun son tour (duff "good news", steve jones qui croone plus qu'il ne punke sur "nasty ho", "angelina" et "jerk" (qui n'est pas la reprise de thierry hazard, c'est con), steve taylor "always wrong" et "feelings are good") plus une reprise à l'unisson des clash "janie jones".

malgré ce côté puzzle de potes improbables (surtout pour le durand durand), et malgré les inévitables ballades (dont "union" où steves jones évoque les sex pistols) le disque garde son unité et assume sa fonction de barre ovomaltine rechargeuse de batterie avec son hard punk légèrement pop qui se laisse très facilement auto-reversé toute la journée.

en 96, le rock savait encore être fun.

chuis sûr que chuis capable de faire encore plus court gilbert.

"nasty ho" le morceau qui ouvre l'album

ghost track: reprise de "planet earth" de duran duran par les neurotic (très joli clip de yann arthus-bertrand, si si)
ghost track n°2: un site de fan

20091015

la discothèque perpétuellement idéale 3/∞

Izia
Izia (2009)
faisons les présentations tout de suite, monsieur jacques higelin je te présente ta fille, elle s'appelle izia, je ne sais pas si c'est toi qui l'a appelée de la sorte, mais c'est un bon choix, car son prénom tient sur la pochette et reste assez énigmatique pour susciter l'intérêt.
tu aurais choisi monique, raymonde, cunégonde ou que sais-je encore mireille, voire un prénom composé à la françoise- rachidadélaïde, ben l'intérêt aurait été beaucoup moins suscité (et son disque aurait dû être double pour qu'on puisse lire son prénom sur les deux pochettes mises côte-à-côte).

alors voilà, ta fille elle n'a que 19ans elle sort son premier disque et comme dirait un cancéreux très connu dont le nom commence par jo et se finit par nialidai, ta bambine elle envoie du bois !
j'ai lu quelque part qu'elle avait amorcée sa puberté à 16ans en faisant la première partie d'iggy et de ses stooges. respect quoi, même si c'est pas sylvie vartan, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie (et surtout si jeune).
donc izia sort son premier disque comme si c'était sa première dent:
ça gueule, ça gesticule violemment et ça risque de tapager nocturne et diurne dans son petit berceau.
j'ignore, cher jacques, si tu t'es occupé de son éducation musicale, toujours est-il que pour une fille de l'hexazone, ça sonne à des centaines de milliers de kilomètres d'une franchouillarde galette hexagonale. alors ouais y a de la baguette mais s'agit plus du bout de bois qui sert à frappadinguer des fûts, que du manger. et puis du béret y en a aussi mais çui-ci serait plutôt vert avec des flingues et des cartouchières de marines. ouais parce que y a pas un son ni même un mot de français dans ta fille (et c'est bien dommage, car, sans vouloir verser dans le jacques-toubonnisme de pacotille, la langue française nous as prouvé qu'on pouvait obtenir de jolies trucs en étant un tant soit peu aventureux avec elle cf katerine, étienne daho, thiéfaine, gainsbourg, indochine, michel sardou, les wampas, eiffel etc).

dis, tu l'aurais pas conçu à woodstock ta rejetonne ?
bon ça lui ferait la quarantaine et elle cacherait vachement bien son jeu, mais quand même pas.
mais quand même, tu l'as entendu ?! janis joplin, patti smith, courtney love, c'est pas très bleu blanc rouge tout ça. j'dirai même que parfois on entend du 4 non blondes. et autour d'elle t'as du gros rock australoricain (cf ac/dc) des seventiz punk-grungisé mais rien qui ne dépasse les glorieuses années 90.
pas de baggy, que du talon aiguille qui se plante là quand il s'agit d'envoyer la purée (plus digeste que le bois).

grosse mention spéciale au premier titre "back in town" (le plus joplin du lot) qui ouvre parfaitement l'album. après y a d'autres bons titres comme "let me alone" et "disco ball", même s'il est vrai que parfois ça peut sonner révolte ado à deux balles "hey bitch" et pas franchement révolutionnaire, oui mais bon 19ans les amis (et là je m'aperçois que je ne m'adresse plus à jacques, mais je l'comprends car ce poste interminable s'éternisant sempiternellement, il s'est cassé sur un autre blog) et j'ajouterai que si ça peut nous sauver d'une nouvelle invasion de bébébrunes, plastiputes et autres nazz(t) et relever un peu le niveau, pourquoi chipolater ?

donc voilà, la france peut aussi en avoir sous la jupe
à tester, à voir et surtout à suivre...

ghost track: l'album en écoute
ghost track n°2: reprise de "touch too much" d'ac/dc ici
ghost track n°3: "back in town" chez manu katché dans le cocotier par là

yaklitoris



et bon appétit bien sûr