Izia
Izia (2009)

faisons les présentations tout de suite, monsieur jacques higelin je te présente ta fille, elle s'appelle izia, je ne sais pas si c'est toi qui l'a appelée de la sorte, mais c'est un bon choix, car son prénom tient sur la pochette et reste assez énigmatique pour susciter l'intérêt.
tu aurais choisi monique, raymonde, cunégonde ou que sais-je encore mireille, voire un prénom composé à la françoise- rachidadélaïde, ben l'intérêt aurait été beaucoup moins suscité (et son disque aurait dû être double pour qu'on puisse lire son prénom sur les deux pochettes mises côte-à-côte).
alors voilà, ta fille elle n'a que 19ans elle sort son premier disque et comme dirait un cancéreux très connu dont le nom commence par jo et se finit par nialidai, ta bambine elle envoie du bois !
j'ai lu quelque part qu'elle avait amorcée sa puberté à 16ans en faisant la première partie d'iggy et de ses stooges. respect quoi, même si c'est pas sylvie vartan, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie (et surtout si jeune).
donc izia sort son premier disque comme si c'était sa première dent:
ça gueule, ça gesticule violemment et ça risque de tapager nocturne et diurne dans son petit berceau.
j'ignore, cher jacques, si tu t'es occupé de son éducation musicale, toujours est-il que pour une fille de l'hexazone, ça sonne à des centaines de milliers de kilomètres d'une franchouillarde galette hexagonale. alors ouais y a de la baguette mais s'agit plus du bout de bois qui sert à frappadinguer des fûts, que du manger. et puis du béret y en a aussi mais çui-ci serait plutôt vert avec des flingues et des cartouchières de marines. ouais parce que y a pas un son ni même un mot de français dans ta fille (et c'est bien dommage, car, sans vouloir verser dans le jacques-toubonnisme de pacotille, la langue française nous as prouvé qu'on pouvait obtenir de jolies trucs en étant un tant soit peu aventureux avec elle cf katerine, étienne daho, thiéfaine, gainsbourg, indochine, michel sardou, les wampas, eiffel etc).
dis, tu l'aurais pas conçu à woodstock ta rejetonne ?
bon ça lui ferait la quarantaine et elle cacherait vachement bien son jeu, mais quand même pas.
mais quand même, tu l'as entendu ?! janis joplin, patti smith, courtney love, c'est pas très bleu blanc rouge tout ça. j'dirai même que parfois on entend du 4 non blondes. et autour d'elle t'as du gros rock australoricain (cf ac/dc) des seventiz punk-grungisé mais rien qui ne dépasse les glorieuses années 90.
pas de baggy, que du talon aiguille qui se plante là quand il s'agit d'envoyer la purée (plus digeste que le bois).
grosse mention spéciale au premier titre "back in town" (le plus joplin du lot) qui ouvre parfaitement l'album. après y a d'autres bons titres comme "let me alone" et "disco ball", même s'il est vrai que parfois ça peut sonner révolte ado à deux balles "hey bitch" et pas franchement révolutionnaire, oui mais bon 19ans les amis (et là je m'aperçois que je ne m'adresse plus à jacques, mais je l'comprends car ce poste interminable s'éternisant sempiternellement, il s'est cassé sur un autre
blog) et j'ajouterai que si ça peut nous sauver d'une nouvelle invasion de bébébrunes, plastiputes et autres nazz(t) et relever un peu le niveau, pourquoi chipolater ?
donc voilà, la france peut aussi en avoir sous la jupe
à tester, à voir et surtout à suivre...
ghost track: l'album en écoute
là ghost track n°2: reprise de "touch too much" d'ac/dc
ici ghost track n°3: "back in town" chez manu katché dans le cocotier
par là